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Le Carrefour D'algérie

Alors que Le prEsident de la REpublique reçoit Ben Bouzid

Les syndicalistes temporisent

Pour son invitation à la présidence, Abou Bakr Ben Bouzid a présenté au Président une évaluation jugée positive, armée de chiffres et de nouvelles perspectives à en croire le communiqué de la présidence. Ceci intervient à un moment où les syndicalistes sortent leurs artilleries à quelques encablures de la rentrée scolaire prévue pour le 13 septembre prochain soit directement après l’Aïd. Ben Bouzid s’en défend devant le premier magistrat du pays et ne souffle mot sur l’année blanche mais exhibe son évaluation. Il sera aussi question de la poursuite des actions de modernisation de la gestion des établissements  et des méthodes pédagogiques, notamment par une utilisation accrue de l'outil  informatique.

En effet, l'ensemble des lycées et 1.467 collèges sont déjà équipés d'un laboratoire informatique, 1.400 autres lycées sont programmés pour bénéficier  d'un deuxième laboratoire. Il est, également, prévu d'équiper chaque école primaire  d'au moins 10 ordinateurs à l'horizon 2012 en guise de réponse de la part de Ben Bouzid au président qui l’avait exhorté sur l’impératif de l’informatisation de ce secteur.  L’audience qu’a accordée le président de la République, est passée sans nuages de discorde pour Ben Bouzid, reconduit à son poste après le dernier remaniement, ce qui a d’ailleurs inquiété les travailleurs de ce secteur dans leurs réactions mitigées, hier, et pour la simple raison que lors de cette évaluation du secteur, le chef de l'Etat a relevé les progrès importants accomplis et les étapes franchies dans le cadre de la réforme du système éducatif, insistant sur "la nécessité de veiller constamment à l'amélioration des conditions nécessaires au développement du système éducatif",en s'appuyant, notamment, sur "les ressources qu'offrent à présent les nouvelles technologies de l'information et de la communication, et les systèmes et méthodes pédagogiques  novateurs". Après avoir annoncé des mesures pour le moins porteuses dès la rentrée scolaire, les syndicalistes voient déjà rouge et affichent pleinement leur scepticisme par rapport à ces promesses faites notamment au président de la République par Abou Bakr Benbouzid, concernant les dossiers de la discorde que sont les oeuvres sociales, la médecine du travail et enfin le dossier relatif au régime indemnitaire. Les contestateurs syndicalistes s’insurgent contre le blocage de ce dossier au niveau de la tutelle et  plaident, par ricochet, pour la gestion de ce dossier par les concernés et non pas par le département de Sidi Saïd qu’est la centrale syndicale surtout que cette gestion a fait couler beaucoup d’encre entre le ministère du Travail  et l’UGTA en 2000. Depuis, les choses ne se sont pas encore améliorées d’un iota et la décision d'annuler cette décision N 94/158 qui attribue à l’UGTA cette gestion, n’a pas encore été tranchée. Méziane Mériane, parmi les syndicalistes du SNAPEST, se montre plus passif et indulgent que ses camarades. Pour lui, il faut attendre les promesses du ministre concernant le versement en ce mois de septembre du rappel de la période de 2009. «Les indemnités des six premiers mois de 2009 seront versées aux enseignants avant l’Aïd El Fitr», vient d’annoncer Abou Bakr Ben Bouzid ministre de l’Education.

En attendant, le ministre de la tutelle aura certainement du pain sur la planche pour convaincre les plus récalcitrants sur l’impératif de réussir cette rentrée scolaire avec notamment au menu beaucoup de nouveautés qui, certainement, apaiseront ce climat de tension et dissiperont les nuages de la discorde entre les deux antagonistes que sont enseignants et ministre. Seulement voilà que la surprise vient du CNAPEST qui, a son tour, affiche son optimisme et sa détermination au dialogue sociale avec la tutelle puisqu’il se dit «favorable à tout dialogue sur les questions qui fâchent pour peu que celui-ci affiche à son tour sa volante de dialogue sans excès de zèle ni menaces, estiment certains enseignants, très au fait de l’évolution de leur secteur et qui souhaitent notamment l’apaisement et la sagesse pour cette rentrée sociale et scolaire.

L’urgence est que le tandem ministre - syndicat n’aura pas sa raison d’être au moment où les syndicalistes observent un forcing sans précédent dont la réunion du CLA, hier, pour trouver des solutions mais surtout pour évaluer leurs contestations durant l’année 2009. En attendant et pour rappel, les deux présidents des deux Chambres parlementaires ont plaidé, jeudi dernier, pour la stabilité de la rentrée sociale et ont exhorté à plus de compréhension et de sagesse. Pour le reste et selon les propos du président Bouteflika rapportés par le communiqué de la présidence, il exige plus de progrès importants et les étapes accomplies pour la réforme de ce secteur selon les indicateurs exposés par le ministre de l’Education. En effet, les indicateurs relatifs à la rentrée scolaire 2010-2011 confirment le redressement considérable de l'éducation nationale. A la rentrée scolaire de septembre 2010, le parc infrastructurel du secteur de l'éducation comprendra: 24.765 établissements scolaires, dont 17.952 écoles primaires, 4.961 collèges d'enseignement moyen et 1.852 lycées. Ces infrastructures sont appelées à accueillir un effectif global de 8.176.700 élèves, enregistrant ainsi une croissance de 2,71%, tous cycles confondus. Les conditions de scolarisation seront améliorées par la réception et l'équipement de 246 écoles primaires, 1.456 salles en extension, 196 nouveaux  collèges et 123 nouveaux lycées. S’ajoutant à cela, 60 millions de manuels scolaires qui ont été produits en prévision de la rentrée scolaire. Plusieurs actions seront engagées dès la prochaine rentrée scolaire  pour promouvoir une éducation de qualité, qui porteront, notamment, sur la mise à niveau de la gestion des établissements scolaires, l'enseignement de l'informatique, en tant que matière à part entière, à l'ensemble du cycle d'enseignement moyen en préparation à l'instauration du  brevet informatique, la préparation de l'ouverture progressive des classes et lycées d'excellence  qui prennent en charge précocement les élèves possédant des talents distinctifs, la révision des rythmes scolaires dans le sens de leur adaptation  à chaque cycle d'enseignement concomitamment à la valorisation des activités  périscolaires.                          

FOUAD N.

Des médias français polémiquent à nouveau sur les moines de Tibhirine

La provocation de trop!

La polémique à propos de  l’assassinat des moines de Tibhirine refait surface en France, à la faveur d’un nouveau front ouvert par la presse de l’hexagone. De nouvelles thèses, loin de toute logique, viennent d’être développées par une certaines presse française, à quelque jours de la projection, à Paris, du film controversé intitulé «des Hommes et des dieux». La cible de cette nouvelle attaque provenant de Paris n’est que l’armée algérienne, qui des années durant, a su se dresser tel un mur antiterroriste qui a sauvegardé la République. Les nouvelles thèses développées par le documentaire en question, répercutées par certains médias de l’hexagone, évoquent purement et simplement un point de vue français susceptible de remettre, à nouveau, les compteurs des relations entre Alger et Paris au point zéro. Le dernier numéro du Figaro Magazine, dont la vente a été interdite en Algérie, a publié une enquête selon laquelle l’affaire des moines de Tibhirine «s’inscrit dans les pages noires qui minent les relations algéro-françaises». Le Figaro Magazine, dans son article intitulé  «Moines de Tibhirine: Qui a peur de la vérité?» Estime que cette affaire est l’un des «secrets inviolables» de la République française. «C'est l'une des pages les plus noires des relations entre la France et l'Algérie. Une page douloureuse, marquée du sceau du sang, qui a du mal à se tourner. Quatorze ans après leur mort, l'enlèvement et l'assassinat des sept moines français du monastère de Tibhirine reste l'un des secrets les mieux gardés de la République », lit-on sur le Figaro Magazine. Selon ce même journal, François Buchwalter, ancien attaché de Défense à l'ambassade de France à Alger, «a été le premier à remettre en cause le scénario officiel dans le cadre de l'enquête judiciaire. Celui de l'assassinat des religieux par le GIA dirigé par Djamel Zitouni». Le 25 juin 2009, dans le bureau du juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic, François Buchwalter a déclaré, écrit le Figaro Magazine «que les moines de Tibhirine avaient probablement été victimes d'une bavure de l'armée algérienne. Voilà de quoi revivifier une polémique, qui risque d’avoir des répercussions négatives sur les relations algéro-françaises. Cette nouvelle attaque contre l’armée algérienne, forte des enfants du peuple, n’est qu’une insulte de trop à ses valeureux martyrs de la lutte antiterroriste. Le choix du timing de cette nouvelle flèche décochée contre l’Algérie, qui intervient à quelques jours de la projection du film controversé «Des Hommes et des dieux», n’est pas fortuit. Plus grave encore, dans l’article du Figaro Magazine, il est indiqué que: «Les premières notes confidentielles valident d'ores et déjà, un élément déterminant. L'armée algérienne a bel et bien mené des opérations militaires massives dans le secteur précis où, étaient détenus les moines. Des documents émanant notamment de la Direction du Renseignement Militaire (DRM) sont ainsi explicites». Il y a bel et bien une manipulation dedans. L’on s’interroge sur le pourquoi de cette nouvelle bataille ouverte par la presse française. Les accusations proférées contre l’armée algérienne sont inadmissibles, car elles portent atteinte à l’une des valeurs fortes de la République algérienne.       

Hakim Aichiou

La retraite  bloque les compagnies aériennes      

Perturbation hier des vols Alger-Paris 

Le malaise que provoque la réforme de la  retraite  en France, affecte l’Algérie. La grève observée, hier,  par  le  secteur du transport a sérieusement perturbé le trafic aérien. Le programme des vols à destination de la France a été complètement chamboulé. Dans un communiqué, la compagnie Air Algérie a prévenu ses clients quand à d’éventuels retards et annulations de vols en provenance et à destination de la France.  «Les vols d'Air Algérie en provenance et à destination de la France, pourront connaître des perturbations à partir de ce mardi, en raison d'une grève des contrôleurs aériens français», a indiqué la compagnie dans un communiqué. «Air Algérie informe son aimable clientèle que son programme de vols en provenance et à destination de France, pourrait connaître des perturbations plus ou moins importantes, à partir du mardi 7 septembre 2010 en raison de la grève des contrôleurs aériens français», a précisé la même source. Les vols annulés sont ceux de Béjaïa-Paris-Béjaïa, Biskra-Paris-Biskra, Alger-Paris-Alger (AH1000/1001), indique le communiqué. La compagnie informe ses passagers que le transport réservé sur ces vols sera assuré par les autres vols du même jour ou le jour suivant. En raison de ce mouvement de grève, la Direction générale de l’aviation civile  française  a demandé aux compagnies de  réduire  leur programme de vols de 25% sur Orly et Roissy. «Le trafic aérien sera perturbé», a prévenu la Direction. Cette perturbation aura des incidences financières importante. Ça tombe mal pour  Air Algérie. Alors que  la demande augmente avec la fête de l’Aïd, la compagnie sera forcée  de réduire ses dessertes. Air France a prévu d'assurer tous ses vols long-courriers mardi et 50 % des vols court et moyen-courriers au départ d'Orly et 90% des vols court et moyen-courriers au départ de Roissy, pour la journée de mobilisation interprofessionnelle du 7 septembre. «Tous les clients seront acheminés», affirme Air France. Elle propose une information sur mesure par SMS en envoyant au numéro 63654 le mot clef «JOUR» suivi des 4 chiffres du numéro de vol, pour les départs de France. Les Algériens établis à l’étranger sont également bloqués. Alors qu’ils sont nombreux à venir passer l’Aïd en famille, ces derniers risquent de rebrousser le chemin. Il faut reconnaître que le trafic aérien a connu beaucoup de perturbation cette année surtout celle causée par le nuage.

Nadira B.

Revalorisations des pensions

Des retraités s’insurgent contre le taux appliqué!

Les abattements de l’Impôt sur le Revenu Global institués par la récente loi des finances complémentaire suscitent une certaine satisfaction pour les retraités, notamment les 20.000 pensionnaires concernés par l’ancien système injuste, qui pénalisait les retraites avoisinant 20.000DA et plus. Ces derniers n’ont cessé de revendiquer justice. Mais, ce que ne comprend pas l’écrasante majorité des retraités qui perçoivent des pensions inférieures au SNMG et le pus souvent moins de 10.000DA, c’est les augmentations périodiques de leurs pensions. Ceux-ci s’insurgent contre le fait que ces augmentations qui touchent l’ensemble des retraités se font sur la base d’un taux proportionnel aux montants perçus. Le cas récent de la revalorisation de 7% est éloquent à ce sujet. Pour une pension de 8000 DA, le retraité aura moins de 600 DA d’augmentation et celui d’une pension de 40.000 DA percevra un surplus de 2800 DA mensuellement. Et pourtant, l’augmentation ne fait que rattraper le manque à gagner dans le pouvoir d’achat de l’ensemble des catégories de retraités. Dès lors, pourquoi cette injustice manifeste pour des gens qui ne produisent aucune valeur ajouté depuis ? Les pourcentages appliqués dans les revalorisations des travailleurs actifs obéissent aux organigrammes des postes de travail, pour qu’il n’y ait pas un nivellement par le bas. Mais ce taux appliqué aux retraités est un non sens, qui aggrave le fossé existant entre des gens qui ne produisent rien ! Pour ces retraités les augmentations devraient être faites sur la base d’un montant unique, pour tous d’autant que la différence entre les diverses pensions restera stable. L’objectif d’une vraie politique sociale consiste à relever les plus basses pensions de retraite, surtout celles inférieures au SNMG et non le contraire.                

H.D.

Du nouveau pour le cancer du sein

Des centres spécialisés de suivi et de traitement

Le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, M Tayeb Louh considère que le diagnostic précoce du cancer du sein chez les femmes âgées de plus de 40 ans, est plus qu’une «nécessité» voire «obligatoire». Dans ce contexte, le ministre a annoncé la création dans l’avenir proche, de centres spécialisés dans le suivi et le traitement de cette maladie. Il sera procédé à la prise en charge de tous les cas diagnostiqués du cancer du sein du point de vue de traitement et de traitement médical, a souligné M Louh. Le ministre s’exprimait à l’occasion d’une visite de travail qui l’a conduit dans la wilaya de Constantine. Il ajoutera que tous les moyens humains et logistiques seront mobilisés sur le terrain afin de «permettre une meilleure prise en charge des femmes atteintes par cette pathologie qui ne constitue plus un danger avec le progrès de la médecine moderne». Pour le ministre, le traitement des cas recensés constitue «une continuité logique du programme national de lutte contre la maladie». Ces futurs centres de traitement et de suivi du cancer du sein entrent dans le cadre d’une politique tracée par le secteur de la sécurité sociale, puisqu’une formation supérieure de haut niveau, sera accordée pour la nécessité de cette mission. Le ministre n’a pas omis de souligner que les mesures particulières concernant l’application et l’entrée dans ces centres de prise en charge de cette catégorie de femmes malades ont été «cernées» et seront mises en œuvre prochainement.

Ce travail sera accompli en étroite coordination avec le secteur de la santé. Pour ce qui est de la mise en application de ce programme, il sera concrétisé dans une première phase dans les régions intérieures du pays avant sa généralisation dans sa phase terminale, qui va toucher la capitale». Le ministre a reconnu que les réformes du secteur de la sécurité sociale ont été toujours «une source de conflits divers». Ces réformes ont besoin d’une gestion «rationnelle» et «efficace». Il a par ailleurs indiqué que le «guichet unique» au niveau de toutes les agences de CNAS entrera en vigueur au début du mois d’octobre prochain.

B Kamel

En contrepartie des marchés publics

Le gouvernement impose aux étrangers d’investir

L’octroi des marchés publics aux étrangers sera conditionné. Le gouvernement vient d’instaurer une nouvelle mesure obligeant les opérateurs étrangers à investir en Algérie. Désormais, rien ne sera gratuit. Une mesure prise dans la loi des finances complémentaire 2010, publiée lundi, au journal officiel, soumet l’octroi des contrats à des conditions claires. Il stipule que les cahiers des charges des appels d’offres internationaux «doivent prévoir l’obligation, pour les soumissionnaires étrangers, d’investir dans le cadre d’un partenariat, dans le même domaine d’activité, avec une entreprise de droit algérien, dont le capital est détenu majoritairement par des nationaux résidents». En d’autres termes, en contrepartie d’un contrat décroché l’opérateur étranger doit s’engager à entrer en partenariat avec une entreprise nationale. Les modalités d’application de cette nouvelle mesure ne sont pas encore connues. Mais le message parait bien clair, pour les entreprises étrangères. Avec cette nouvelle mesure, le gouvernement renforce sa démarche protectionniste, pour l’économie nationale, engagée depuis une année. Pas de recul en arrière! Alors que les étrangers aspiraient à des assouplissements dans la loi des finances complémentaire 2010, le gouvernement n’en fini pas de surprendre. Déçu par la participation étrangère au développement du pays et constatant une régression des IDE en 2009, l’Etat a décidé de revoir ses calculs, en renforçant sa législation envers les étrangers. Cette mesure tombe au bon moment, puisque le programme quinquennal de 286 milliards de dollars est sur le point d’être lancé. Un budget qui attire la convoitise de plusieurs pays qui aspirent décrocher la plus grande part. Or, les règles du jeu ne seront plus les mêmes. Habitués à empocher de l’argent, les opérateurs seront forcés de s’installer en Algérie et de développer des partenariats avec des entreprises locales. Auparavant, les groupes étrangers obtenaient des contrats publics juteux en Algérie, sans aucune obligation d’investir, ou d’effectuer un transfert de savoir-faire. L’Algérie a lancé depuis 2001 trois plans d’investissements publics d’un montant global de 450 milliards de dollars. Les groupes chinois et européens se sont taillés la part du lion dans ces marchés, sans pour autant engager des gros investissements. La nouvelle mesure va certainement susciter encore une fois une vive polémique chez les opérateurs étrangers. Ces derniers ont soulevé un tollé l’année dernière en réaction aux mesures prises dans la LFC 2009.                     

Nadira B.

Automobiles «Geely»

Le constructeur annonce un bénéfice en hausse

Le nouveau propriétaire de Volvo, le constructeur automobile chinois Geely a annoncé, dans un communiqué rendu public, un bénéfice net en hausse de 35% au premier semestre et ce, dit-il, «grâce à une demande soutenue en Chine, premier marché automobile mondial». Le groupe, a finalisé le rachat de Volvo au géant américain Ford début août et il a enregistré un bénéfice net de 804,4 millions de yuans (93 millions d'euros) au premier semestre, contre 595,9 millions de yuans un an plus tôt. Un chiffre d'affaires qui a augmenté de 55% à 9,24 milliards de yuans (1,07 milliard d'euros) contre 5,95 milliards de yuans au premier semestre 2009. "La performance du groupe au premier semestre 2010 a été très encourageante, soutenue par une forte demande, pour les berlines sur le marché chinois", a déclaré son président et fondateur Li Shufu. Au premier semestre, le groupe a vendu 195.734 véhicules, soit 42% de hausse par rapport à la même période de 2009. Zhejiang Geely Holding, maison mère de Geely, a déboursé 1,5 milliard de dollars, pour acquérir Volvo, moins du quart que ce que Ford avait payé, pour acheter la marque suédoise en 1999. Créé en 1997, Geely est devenu le plus grand constructeur automobile privé en Chine. Sa capacité de production annuelle est de 300.000 voitures. Pour rappel, Geely est le premier fabricant d'automobiles indépendant en République Populaire de Chine. Avec une valeur d'actif brut de 11 milliards de RMB, Geely a été reconnue comme l'une des 500 premières entreprises chinoises durant cinq années consécutives, et l'un des 10 premiers constructeurs automobiles chinois durant trois ans. Geely possède des sites de production de véhicules et de pièces détachées dans des régions comme Shanghai, Ningbo, Luqiao, Linhai, Xiangtan et Lanzhou. Geely est aussi considéré comme la société présentant la croissance la plus rapide et les développements les plus remarquables au cours des 50 dernières années dans la construction automobile chinoise. En dix ans Geely a réussi à s'imposer comme le premier constructeur indépendant de Chine.    

R.N.