En réaction à la participation de l'Algérie au sommet de l'UPM
Satisfecit général de la classe politique
L'annonce de la participation du président de la République au sommet de l'Union pour la Méditerranée, qui se tiendra dimanche prochain à Paris, n'a laissé indifférente aucune des formations politiques animant la scène nationale.
Aussitôt confirmée officiellement par le président français, Nicolas Sarkozy, qui est, d'ailleurs, le promoteur principal du projet, la décision de Abdelaziz Bouteflika d'être au rendez-vous de cet événement régional a vite fait réagir plusieurs partis politiques et autres organisations citoyennes. C'est le cas du parti de Saïd Sadi, le RCD, qui a été le premier à réagir le jour même de la déclaration faite par Sarkozy devant les représentants de la presse mondiale au sommet du G8 à Hokkaïdo (Japon). Le porte-parole du parti de Saïd Sadi s'est, en effet, félicité de la décision du chef de l'Etat de prendre part au sommet de Paris, le 13 du mois en cours et qui sera l'occasion pour le lancement officiel du projet d'Union pour la Méditerranée. Pour le RCD, la participation du président de la République au sommet de Paris reflète aisément la volonté de l'Algérie à s'ouvrir sur le monde extérieur et surtout à intégrer son espace régional qui est l'espace méditerranéen. Les partis de l'alliance présidentielle, eux aussi, n'ont pas caché leur satisfaction quant à la décision du président Bouteflika de prendre, enfin, part au sommet de Paris ce dimanche, aux côtés des différents chefs d'Etat et de gouvernement de plusieurs pays de la région. Le MSP a été, ainsi, très clair sur la question. Par la voix du président de ce parti politique, Aboudjarra Soltani, le MSP s'est dit favorable à toute initiative de participation aux événements qui intéressent, non seulement l'Algérie mais l'ensemble des pays du bassin méditerranéen, à l'image du projet d'UPM. «Toute initiative visant à intégrer l'Algérie dans son espace méditerranéen est la bienvenue, à une seule condition que l'implication de l'Algérie dans un projet régional comme l'UPM ne se fera pas au détriment des principes défendus par la république algérienne depuis longtemps », a déclaré le chef de file de ce parti avant-hier lors d'un point de presse qu'il a animé à l'issue de la session ordinaire du Madjliss echoura (conseil consultatif) de son parti. Soltani, est-il utile de le préciser, en parlant de principes, fait allusion aux exigences ayant toujours été faites quant à la position des différents acteurs principaux de l'UPM vis-à-vis du processus de paix au Proche-Orient mais aussi la question de l'autodétermination au Sahara occidental. Le RND, pour sa part, qui, de surcroît, assure la présidence tournante de l'alliance présidentielle, a toujours été favorable quant à l'intégration de l'Algérie dans cette initiative régionale. Quelques jours avant la décision du chef de l'Etat de prendre part au sommet de Paris, déjà, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, était pour la participation de l'Algérie à des projets de cette nature. « Ce n'est pas la présence d'Israël à une réunion comme le sommet de Paris le 13 juillet prochain qui va, quand même, empêcher l'Algérie d'intégrer son espace naturel qui est la Méditerranée », c'est la déclaration qui a été faite par le secrétaire général du RND lorsqu'il a été interrogé sur la question.
Par Ahmed Allal
Les algériens entre le vide et le tourisme impossible
La vacance, à défaut de vraies vacances!
L'industrie du tourisme en Algérie, reste encore tributaire de la mécanique de la « nostalgie » et des visites parentales: Ce sont les 900.000 Algériens établis à l'étranger, qui font l'essentiel de cette industrie pour le moment. Pour le reste des Algériens, entre complexes de loisirs surchargés, plages «privatisées» et misères des services, le tourisme interne est une fiction. Entre la vacance et les vacances, il y a une différence. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce qui a fait les beaux jours de la location «sauvage», à savoir les maisons de maître et appartements de littoral en biens privés, ne semble plus emballer la clientèle. Un spécialiste du marché de l'immobilier, expliquera que la raison vient « de l'offre devenue trop importante, par rapport à la demande» et pour des prix prohibitifs. Du coup, «un Algérien fait ses calculs entre les 150.000 DA pour un mois de location d'un bungalow, dans un environnement peu attractif et ce que lui coûteront quelques jours, dans un cadre beaucoup plus agréable, en Tunisie par exemple». Le pôle tunisien est devenu en effet, sans concurrence pour la clientèle algérienne qui ne trouve pas ce qu'elle cherche dans le pays, «ni cadre agréable, ni sécurité, ni qualité de services». Un séjour d'une semaine «demi-pension billetterie d'avions et prise en charge sérieuse» coûtant en effet, une fourchette approximative de 40.000 à 80.000 DA, tout au plus.
En conséquences l'offre algérienne ne tient plus la route, sauf, en visant une clientèle précise, «celle des immigrés» nous explique-t-on. Ainsi, et selon les nouvelles formules, les expatriés algériens, préfèrent, depuis quelques temps déjà, ne pas encombrer les maisons de leur proches, mais opter pour des formules «allégées» de location d'appartement meublés, de préférence près du littoral, pour à la fois bénéficier de «vacances» et de «la visite familiale». Pour les Algériens autochtones donc, incapables, pour des raisons de pouvoir d'achat, d'organiser des vacances réelles en Tunisie, l'industrie du tourisme en Algérie, encore embryonnaire et ayant investi à perte, sur l'effet d'appel du tourisme étranger, qui ne démarre pas, il ne reste plus rien: Ni hôtellerie accessible, ni bons services, ni parcs à thèmes, ni espaces de loisirs aux bords de l'eau. «Les prix sont impossibles et les créneaux encore artisanaux », nous dira un client virtuel. L'idée de dépenses pour des vacances étant elle-même encore peu «entrée» dans les mœurs, de la classe moyenne algérienne, toujours éprouvée par ses crises d'épargne impossible. «Certains préfèrent rentabiliser leurs voitures acquises à crédits, pour les traditionnelles navettes entre la maison, la cité et la plage», là où, d'autres, profitent de leur congé soit pour honorer les cycles d'invitation aux mariages, soit, pour des chantiers de bricolage «maison», soit, pour se reposer tout simplement, entre l'usage effréné de la télécommande (même si TPS reste toujours cryptée), ou celui du regroupement familial, avec des séjours auprès de parents que l'on n'a pas vus depuis longtemps. A peine une distinction à retenir entre la définition du mot «vacance», à savoir vide, et «vacances», à comprendre dans le sens de temps libre consacré aux loisirs saisonniers. On reste donc très loin de ces congés ; «innovation sociale majeure» qui démocratisent le temps libre. Né en France, avec la loi du 20 juin 1936, le congé ne fait pas que créer un droit social nouveau, au devenir prometteur, «il donne également, le coup d'envoi d'une véritable économie de loisirs», précisent les spécialistes. S'en suivront des produits devenus, dans les pays développés, traditionnels tels les auberges de jeunesse, le billet de chemin de fer à tarif réduit…etc. C'est dire, que c'est toute une industrie, qui n'existe pas en Algérie, là où, on ne fait que soutenir, qu'il suffit que «les gens viennent», pour que le tourisme «va».
Mohammed Benzekri
Crise au MSP
Mokri claque la porte
La réunion du Majlis Echoura du MSP qui s'est tenue au complexe Soummam de Boumerdès a vu le retrait du vice-président du Mouvement et chef de file de son groupe parlementaire, M. Mokri.
La réaction est motivée par le refus du président du MSP, M. Aboudjerra Soltani, de se retirer du gouvernement Ouyahia et de remettre le portefeuille de ministre d'Etat, et ce, malgré l'insistance de plusieurs membres de la haute instance consultative du parti. Le numéro deux du MSP a également remis une lettre au président du parti. On ignore pour le moment le contenu intégrale de cette lettre mais, vraisemblablement, elle contient des explications sur les motivations profondes du retrait. Toutefois, le geste de M. Mokri serait-il un simple retrait de la conclave ou de l'instance du parti ? Les réactions parmi les autres membres vont dans le sens du soutien à l'action de M. Aboudjerra Soltani. Les jours à venir nous édifieront sur les vagues suscitées par cette fronde au sein de la base. Mais d'ores et déjà, on soupçonne une résistance de plus en plus grandissante de membres du parti vis-à-vis du président. Le dernier congrès a donné un avant-goût sur l'opposition exprimée et que représentait Menasra, aujourd'hui évincé.
Maloufi Mahdi
Ali Tounsi à partir d'Oran
15.000 policiers en six mois
Quinze mille policiers seront recrutés, d'ici une période ne dépassant pas six mois, a affirmé, hier, Ali Tounsi, Directeur Général de la Sûreté nationale, qui a inauguré trois Sûretés urbaines. Les effectifs de la police connaissent un déficit sensible. Le premier responsable de la Sûreté nationale est plus que sûr que cette question sera améliorée dans les plus brefs délais. Ceci après que 15.000 policiers qui sont en formation, sortiront et seront déployés. Ceci dit, d'après Ali Tounsi, le manque quant à la couverture policière sera écarté avec la sortie des 15.000 policiers en question. Le responsable de la Sûreté nationale repose sa politique en la matière sur les ressources humaines. «Le déficit ne va pas durer», a-t-il annoncé, avant d'ajouter que «Les résultats seront fructueux dans six mois tandis que les effectifs doubleront». Le DGSN ne semble pas ébranlé par le déficit en question du moment qu'un nombre important de policiers couvriront le manque tel que prévu dans le programme quinquennal.
«Les 15.000 policiers à former annuellement sont largement suffisants», a t-il expliqué. La formation, est l'axe principal de la politique de modernisation avalisé par les pouvoirs publics. Les visions inscrites et développées sont en concorde avec les besoins actuels.
Le DGSN conditionne, ainsi, le rendement des cadres de la police. Des conditions exigées par la nouvelle stratégie qui a été adoptée. Le rendement est un élément important. Tout cadre est appelé à jouer un rôle prépondérant. Une panoplie de mesures est mise en place. Le policer doit être productif. «Il faut que les cadres de la police démontrent sur le terrain leur capacités», a-t-il une fois de plus déclaré. A en décortiquer ce message, on trouve que Ali Tounsi relance sa thèse qui stipule que la police doit être forte et table sur la mise en valeur des cadres de la Sûreté nationale ainsi que leur rendement. Plusieurs objectifs sont tracés. Il s'agit, entre autres, de la formation, la réorganisation, du rendement…etc. ce programme, selon le DGSN, déterminera, au mieux, les perspectives à envisager.
«Les sanctions négatives ou positives permettront le repérage des meilleurs cadres de la police pour pouvoir investir dans l'avenir de l'Algérie et le service de sécurité », a-t-il affirmé. La wilaya d'Oran est en passe de devenir une plaque tournante de la criminalité. La guerre qui a été annoncée par les services de sécurité, est quotidienne. La cité Haï Sabah, rattachée à la municipalité de Bir El Djir, est transformée en quartier «par excellence» de tous les maux. Les statistiques du premier semestre de l'année en cours sont inquiétantes. Soixante cas d'agressions ont été enregistrés, 87 autres sont liés aux atteintes des biens d'autrui et 59 situations ont trait aux mœurs, de même que l'on a recensé 66 affaires liées à la consommation et détention de stupéfiants.
La couverture policière est, jugée, en déca des normes. Au total, 1 policier/ 723 habitants sur une population est déployé alors que la population avoisine plus de 30.000 âmes. La wilaya d'Oran a annoncé la mise en place, incessamment de 50 caméras de télésurveillance. Rappelons que 54 autres ont été installées en 2007.
Salim Djouadi
Au procès de l'assassinat de son frère
Malika Matoub fait citer 50 témoins dont Saïd Sadi
C'est aujourd'hui que s'ouvrira le procès de l'affaire Matoub, devant le tribunal criminel près la Cour de Tizi Ouzou. A la barre des accusés, seront présents Chenouj et Medjnoune détenus à la maison d'arrêt de Tizi Ouzou depuis 1999 pour « appartenance à groupe terroriste armé et assassinat avec préméditation ». Hier, la sœur de Lounès Matoub, chanteur, militant de la cause amazigh de l'Algérie plurielle et de la démocratie, assassiné le 25 juin 1998 à Tala Bounane, a tenu une conférence de presse à Tizi Ouzou. Malika Boukhtouche née Matoub est revenue sur ce qu'elle qualifie « d'anomalie dans la procédure judiciaire concernant l'assassinat de Lounès » et réitéra la demande d'une reconstitution des faits, une demande qui ne peut être satisfaite puisque le procès s'ouvre aujourd'hui et Malika et sa mère (partie civile) ne souhaitent pas un report de l'affaire. En effet à la question de savoir si dans le cas où les doléances de la famille Matoub ne sont pas satisfaites, celle-ci n'envisagerait pas un retrait de l'audience. Malika a répondu que « nous avons entendu des rumeurs concernant un éventuel report de l'affaire, mais s'il doit y avoir un report, la partie civile n'en sera pas à l'origine. A noter qu'entre autres doléances de la famille, la convocation de pas moins de 50 personnes comme témoins. La longue liste dont nous disposons d'une copie, comporte des noms de journaliste, de personnalité politique dont Ahmed Djeddai (FFS), Saïd Sadi (RCD), Amara Benyounès (UDR), de hauts responsables tels que Ould Ali El Hadi (directeur de la culture à Tizi Ouzou), Khalida Toumi ministre de la Culture, Hamraoui Habib Chawki (ENTV) et même des terroristes dont le tristement célèbre Hassane Hattab.
Toutefois, cette liste a été introduite en retard puisqu'elle n'a été remise que lundi. Donc, les témoins ne peuvent pas être convoqués à temps. Mais Malika fait appel à leur conscience pour « se présenter à l'audience d'aujourd'hui afin d'éclairer la justice ».
Quant au choix des témoins, la sœur du rebelle dira qu'il s'agit de personnes qui ont écrit ou fait des déclarations en relation avec l'assassinat de Lounès.
Cela dit, l'affaire Matoub est l'un des dossiers les plus sensibles qu'aura à examiner le tribunal criminel près la Cour de Tizi Ouzou. Nous y reviendrons.
M. Aswel
Flambée du prix du pétrole
Les inquiétudes du G8
Les dirigeants des pays industrialisés du G8 ont appelé, hier, les pays producteurs de pétrole à accroître «à court terme», les capacités de production et de raffinage pour freiner l'envolée des cours sur les marchés mondiaux. «Nous sommes fortement préoccupés par l'envolée des prix du pétrole, qui crée des risques pour l'économie mondiale.
Des efforts concertés sont nécessaires pour résoudre les causes sous-jacentes pour le bénéfice de tous», ont affirmé dans un communiqué les chefs d'Etat et de gouvernement, réunis en sommet à Toyako (Japon) de lundi à mercredi. Ils se sont aussi inquiétés de la hausse des pressions inflationnistes dans l'économie mondiale en raison de la flambée des prix des matières premières, «spécialement le pétrole et la nourriture» qui «posent un sérieux danger pour la stabilité de la croissance mondiale» et menacent les plus pauvres. Ils ont également appelé indirectement la Chine à réévaluer le yuan en demandant à «certaines économies émergentes dont les excédents courants sont importants et en croissance», à «ajuster» leurs taux de change. Les prix du pétrole ont doublé depuis un an, et les prix d'autres matières premières alimentaires se sont également envolés, provoquant de graves troubles sociaux dans plusieurs pays en développement. Concernant le pétrole, le G8 a également reconnu que les pays riches devaient contribuer à calmer les prix en «faisant des efforts supplémentaires pour améliorer l'efficience énergétique et en poursuivant la diversification énergétique» pour moins dépendre de l'or noir.
Le G8 a, en outre, affirmé qu'il résisterait aux tentations protectionnistes dans les secteurs du commerce et de l'investissement international. Il a appelé à une conclusion fructueuse des négociations de Doha sur le commerce international. «Une conclusion fructueuse d'un accord ambitieux, équilibré et exhaustif dans le cadre des négociations de Doha est essentielle pour la croissance économique et le développement», ont indiqué les dirigeants dans le communiqué. «Nous répétons notre détermination à travailler de manière urgente pour conclure les négociations et appelons tous les membres de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) à faire des contributions significatives pour établir les modalités d'un accord dans les secteurs de l'agriculture et de l'accès au marché des produits non agricoles (NAMA) et parvenir à des résultats concrets et positifs dans celui des services», poursuit le texte.
Les Huit se félicitent de la convocation d'une réunion ministérielle de l'OMC à partir du 21 juillet à Genève pour tenter de débloquer les négociations. Le sommet du G8, qui a démarré lundi dans un hôtel de luxe isolé dans les montagnes du nord du Japon, devait se poursuivre dans l'après-midi de ce mardi avec des discussions consacrées à l'environnement et au développement de l'Afrique. Il s'achèvera demain. Enfin, citons quelques réactions de dirigeants africains au G8: Le président du Sénégal Abdoulaye Wade a prévenu, hier, les dirigeants du G8 réunis au Japon, que l'Afrique ne voulait plus de «nouvelles promesses» non tenues, a-t-il déclaré ce mardi à l'AFP. «Je leur ai dit: n'allez pas nous promettre ce que vous n'allez pas faire, regardons d'abord ce qui a été fait jusqu'à présent», a-t-il indiqué au téléphone avant de quitter le Japon. M.Wade et six autres dirigeants africains – Afrique du Sud, Algérie, Ethiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Tanzanie ainsi que le président de la commission de l'Union africaine – étaient conviés par la présidence japonaise du G8 à évoquer notamment les questions d'aide au développement, la flambée des prix agricoles et du pétrole. «Tout le monde a reconnu autour de la table que de nombreuses promesses n'avaient pas été tenues. Depuis Gleneagles (le G8 de 2005), pas un dollar n'a été versé», a remarqué M. Wade qui a souligné la «franchise» de la réunion. «Ce fut une réunion d'information réciproque où l'on a pu mettre concrètement sur la table l'ensemble des problèmes qui se posent, environnement, montée du prix des denrées alimentaires et des prix du pétrole et analyser leur impact sur l'Afrique».
Synthèse A.B.
Grève des travailleurs de l'ETUSA
Ils ont mis fin à leur grève
Les 200 bus bleu et blanc de l'ETUSA, immobilisés durant ces deux derniers jours, à cause d'une grève, ont repris hier du service. L'UGTA s'est engagée à défendre les doléances des travailleurs.
Dans un communiqué rendu public hier, le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, a demandé, hier, au Conseil syndical de l'Entreprise des transports urbains et suburbains d'Alger (ETUSA), d'appeler les travailleurs à reprendre leurs activités dans l'intérêt des usagers. Ces derniers ont accueilli avec soulagement cette reprise notamment sur les lignes qui ne sont pas desservies par les transporteurs privés telles que celles de Audin-boulevard des Martyrs, ou Audin-Ben Aknoun par El-Biar.
C'est donc Abdelmadjid Sidi Saïd en personne, secondé par le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs des transports, M. Hamiche, qui s'est engagé à prendre en charge les doléances des syndicalistes de l'ETUSA. Et par écrit. M. Abid Bouteba, secrétaire général du syndicat de l'ETUSA, a déclaré que la Fédération des transports de l'UGTA a promis de prendre en charge toutes leurs revendications. Il s'agit entre autres, de débloquer les salaires impayés des travailleurs et l'octroi de la subvention annuelle de 50 milliards de centimes pour booster l'ETUSA. En outre, les syndicalistes revendiquent le départ de l'actuel directeur de l'ETUSA, âgé, selon eux, de 71 ans, et à qui ils imputent la mauvaise gestion de l'entreprise. Pour M. Terniche, directeur des ressources humaines (DRH) de l'ETUSA, les salaires du mois de juin des travailleurs ont été débloqués. S'agissant du retard dans l'octroi de la subvention à l'entreprise, M. Terniche a rappelé qu'un cahier de charges a été transmis au ministère des Finances mais qu'un retard a été enregistré par l'administration de ce ministère. Concernant l'accusation de mauvaise gestion, le DRH a expliqué que cette question ne relève pas de ses attributions.