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Mostaganem Vous voulez des gâteaux, faites vos commandes! Autre temps, autres mœurs, la préparation des gâteaux traditionnels n’est plus l’apanage de la femme au foyer. Avec les fêtes religieuses notamment d’Aïd el-fitr, bien des ménagères n’ont plus cette traditionnelle et rituelle habitude de cuisiner les jolis mets à la maison. Les femmes, notamment celles qui travaillent ou qui se portent bien financièrement, ont désormais trouvé leur salut chez les pâtissiers pour ne plus s’astreindre à cette pénible corvée qui s’ajoute à l’autre journalière besogne de préparation de multiples plats pour le f’tour. Obligation sine qua non, à être prêts pour être à la table du petit déjeuner de l’Aïd et au-delà, les gâteaux traditionnels connaissent désormais la mode de la commande. Leur achat auprès des pâtissiers étant d’un coût trop élevé pour connaître un engouement plus large qu’au delà de la classe aisée, la commande se fait ainsi auprès de femmes au foyer, notamment bien de jeunes filles qui s’y sont spécialisées en la matière. Les artisanes qui pratiquent cette activité chez elles, se sont rendues compte que le métier en question est un commerce très lucratif. Entre les gâteaux traditionnels comme Tcherek, Bahlaoua, Mekrout, Dziriets, et autres gâteaux modernes, la cliente a l'embarras du choix. De formes multiples et d'ingrédients variés, ces petits mets délectables et savoureux sont confectionnés avec des techniques modernes et chaque artisane prend le soin d'y ajouter sa touche personnelle. Aujourd’hui, avec l’intégration grandissante des femmes dans le monde de travail, les mères de famille sont de plus en plus nombreuses à recourir à la commande de gâteaux, une alternative qu'elles justifient par leur emploi du temps chargé. Fatima affirme que depuis son mariage, elle achète les gâteaux de l'Aïd. «Je ne vous cache pas que ma belle-mère au début s'est moquée de moi. Elle ne concevait pas l'idée, convaincue que cela relevait de la paresse et de l'incapacité à assumer la responsabilité du foyer. Mais à présent, elle en est devenue l'une des fidèles clientes», ajoute-elle toute sourire. L'augmentation du nombre de femmes qui se sont reconverties en ce créneau et cette activité ont tellement favorisé l'essor de l'industrie de la pâtisserie, de sorte qu’elles font de l’ombre aux pâtissiers. Quant aux prix pratiqués, le coût varie selon les ingrédients utilisés et le temps que le gâteau prend pour préparation. A base d'amandes ou de noisettes, un kilo de Bahlaoua coûte les 800 DA. Celui fait à base de cacahuètes est cédé à 400 DA. Les artisanes sont aussi sollicitées à l’occasion d'évènements familiaux. Pour les fêtes religieuses, la commande étant plus importante, l'on confectionne et pour les pâtissiers et pour les ménagères. Originaire de Blida, Nassima, la trentaine, a choisi de s’y spécialiser. Elle reçoit quotidiennement des commandes d'une clientèle de plus en plus nombreuse. «Je tiens à respecter mes engagements», affirme Nassima qui veille scrupuleusement à livrer ses commandes dans les délais. Ayant transformé une pièce de sa maison dans le quartier de Beymout en petit laboratoire où elle s'adonne à sa passion qui lui procure un réel bonheur, elle reçoit, contrairement aux années précédentes, des commandes tout au long de l'année, même si la période de l'été reste celle où la demande enregistre un pic. Aussi, elle prévoit d'agrandir l'espace où elle travaille et d’employer quelques filles pour l'aider. Avec la hausse de la demande et l'expansion de l'offre, de nouvelles perspectives s'ouvrent devant ce métier. «Mais peu importe la nouvelle mode de la commande passée à une artisanale, rien n’égale cette jolie tradition de préparer ses gâteaux à la maison», estime notre ami El-Hachemi Belehoual. «Et rien n’est aussi plus délicieux que le kaâk», philosophe notre autre ami Zouloulou Zohir qui en prendra une part avec lui là-bas en Allemagne après l’Aïd. Ilies B. 174 millions dinars pour les élèves nécessiteux Le versement de la prime de scolarité en faveur des élèves issus des familles démunies sera achevé au plus tard une semaine après la rentrée scolaire, apprend-on de source concernée. Cette année, ce sont près de 58.000 élèves, qui ont été répertoriés par les chefs d’établissement dans les 32 communes de la wilaya. L’opération a commencé dès le début du mois de juillet, après que le service des finances et des moyens généraux de la Direction de l’Education ait traité les états de comptabilité des listes en collaboration avec les directeurs d’établissement. Auparavant, une étude a été réalisée, pour recenser les enfants orphelins, victimes du terrorisme, handicapés, et les enfants issus de foyers modestes pour recevoir l’allocation de 3.000 DA. Les virements ont été effectués en date du 31 août auprès de tous les chefs d’établissements pour un total de 174 millions de dinars. Les directeurs ont été instruits, afin d’entamer le paiement de la prime de scolarité avant la rentrée scolaire. De même, il est annoncé que les manuels scolaires seront distribués gratuitement au profit de près de 75.000 élèves. Ces actions sociales ont été accueillies avec beaucoup de satisfaction par les familles qui sont réellement dans le besoin. Ilies B. 33.143 couffins distribués Selon un bilan établi par les services de la Direction de l’Action Sociale de la wilaya de Mostaganem, concernant les actions de solidarité menées durant le mois de Ramadan au profit des familles nécessiteuses, 33.143 couffins ont été distribués à travers toute la wilaya. En outre, 08 restaurants on tété ouverts pour accueillir les démunis, les SDF et autres personnes dans le besoin. Ces restos du coeur ont servi, selon le même bilan, près 58.800 repas chauds jusqu'à ce jour. Selon les services de la Direction de l’Action Sociale, le nombre de couffins remis cette année a dépassé toutes les prévisions, le nombre de familles pauvres étant estimé à seulement quelque28.000 ! Ilies B. |
