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Le Carrefour D'algérie

A PROPOS DU WALI DE SAIDA PAR INTERIM

Réussira-t-il où les autres ont  failli?

Depuis qu’il a été investi de la mission de wali par intérim, voila plus de trois mois plus exactement depuis le décès de l’ex-wali, Bentiftifa Mohamed à l’âge de 57 ans, le SG de wilaya,  Delfouf, ne cesse de «fouetter» l’administration et les collectivités locales pour relancer les différents programmes de développement. Les dossiers sont multiples et complexes et nécessitent une attention particulière des pouvoirs publics. Cela va de l’épineux problème de l’AEP, de la distribution de logements sociaux, l’éradication des bidonvilles et le relogement de leurs occupants en passant par la relance de l’investissement productif. Les autres préoccupations des citoyens portent sur l’aggravation du chômage, la déliquescence des services de l’Etat, le secteur de la Santé où la vie du patient est calculée sur celle d’un «HAMSTER», le secteur de l’habitat qui était à l’agonie et qui commence tout de même à sortir du coma, la dilapidation du foncier, le secteur de l’agriculture qui semble livré à l’anarchie et à toutes sortes de spéculation, les travaux d’aménagement lancés dans plusieurs cités de la ville et aussi dans certaines communes et pour lesquels 4,12 milliards de DA leur ont été consacrés pour améliorer le cadre de vie du citoyen. En réalité, le bilan n’est guère reluisant. Il s’agit en fait d’une bombe à retardement que l’ex-wali (Allah yarhmou) malgré les efforts qu’il a fournis, a laissé à son successeur. Etre SG de wilaya et en même temps wali par intérim n’est pas chose facile comme le pensent les mauvaises langues. Dans un contexte pareil le «qui contrôle qui» revient quotidiennement dans les bouches saïdies. C’est dire la difficulté de la tâche du premier responsable de wilaya par intérim qui sans crier à la brosse, est au four et au moulin ces derniers temps d’autant plus qu’il a à faire comme ceux qui l’ont précédé et qui tous ont subi à Saïda durant leur exercice des opérations chirurgicales à une mentalité et des pratiques qui ne favorisent guère l’amorce d’une relance effective et urgente du développement local. Certes, pour tout wali qu’il soit titulaire du poste ou remplaçant au poste, l’épreuve sociale est une heure de vérité, un temps fort politique, un passage obligé pour démontrer ses vertus, son caractère et son tempérament. Une image d’homme d’Etat se forge rarement dès les périodes calmes. Elle naît en général dans la tempête. A chacun sa manière mais la manière est jugée et c’est la rue qui tranche. Un citoyen bien averti de la gestion des affaires de la Cité n’a pas manqué de nous dire que beaucoup de travail reste à faire pour cette ville qui a vu grandir l’un des illustres personnages de L’Administration Algérienne -feu Ahmed Medeghri- connu sous le nom de Si Houcine, le moudjahid. Donc, beaucoup de décisions courageuses sont à prendre et que les élus, toutes colorations politiques confondues, arrêtent de se chamailler entre eux. Cette déclaration a été faite par la vox populi, sans pour autant mettre le travail de titan du wali par intérim et de ses proches collaborateurs fortement remarqué ces derniers temps. Ne dit-on pas que gouverner, c’est prévoir. Donc gérer une ville comme Saïda qui dispose d’un statut de préfecture depuis 1958 n’est pas une affaire simple ni celle d’une image manipulée et fabriquée. Sur ce point-là, la valeur des hommes est ainsi mesurée à l’épreuve du pouvoir et de l’action. Mais pour réussir, il faut mettre fin à cette confusion et cette anarchie qui ont été de tout temps le terreau de prédilection des médiocres où ceux-ci croissent tel des germes pathogènes dans une plaie purulente et qui bloquent toute initiative louable. En tous les cas, nous avons remarqué qu’au cours de ces dernières sorties, les mots-clés de ces contacts avec les officiels, c’est s’écouter, se parler et échanger des points de vue et faire tomber tous les tabous qui freinent toute relance socioéconomique afin de trouver des solutions rapides et définitives aux multiples problèmes.        

OULD OGBAN

REMPLACEMENT DES HABITATIONS PREFABRIQUEES A CHLEF

Les 70 millions otages de la bureaucratie

Pour avoir droit à l'aide de 70 millions de centimes octroyée par l'état aux sinistrés du séisme de 1980 qui habitent après 30 ans les baraques en préfabriqué, il faut que le sinistré dépose un dossier comprenant d'abord et avant tout l'acte de propriété de cette baraque au nom de son propriétaire initial, c'est-à-dire le père auquel a été attribué la baraque en 1980, une déclaration sur l'honneur de démolir ladite baraque et plusieurs pièces d'identité, toute cette paperasse pour pouvoir avoir le permis de construire qui ouvre finalement le droit à l'octroi des 70 millions de centimes en trois tranches (17.5 millions + 17.5 millions + 35 millions). Le hic dans tout cela c'est que parmi les propriétaires initiaux au nom desquels l'acte de propriété a été rédigé, parmi ceux-là beaucoup n'existent plus sur terre, la baraque se trouve actuellement habitée par leur progéniture, l'acte de propriété est au nom du père décédé, qui dans cette situation parmi les héritiers de la baraque touchera les 70 millions? Un problème qui tracasse un bon nombre de sinistrés, qui jusqu'à présent se trouvent les bras liés, ne pouvant rien faire que de voir leurs baraques se dégrader de jour en jour. Selon le directeur de la Caisse nationale du logement (CNL) sur les 18316 sinistrés ayant bénéficié d'une baraque en 1980 et qui ont droit à l'octroi de l'aide de 70 millions de centimes, parmi ces 18316 sinistrés seuls 340 sinistrés et donc 340 dossiers ont été déposés dont parmi ces 340 dossiers 280 ont été validés, 115 sinistrés ont déjà touché la première tranche de 17.5 millions de centimes, le reste touchera la première tranche dès qu'ils auront acquis le permis de construire. La deuxième tranche, ajoute le directeur de la CNL, leur sera remise au vu d'un procès verbal de constatation de l'avancement des travaux. Selon les sinistres l'opération de remplacement des baraques en dur est vouée à l'avance à l'échec. En effet, disent les sinistrés, avec 17.5 millions de centimes pour la première tranche serait-il possible d'opérer aux travaux des voieries, à la démolition de la baraque, à l'enlèvement des débris, au nettoiement de l'assiette et à la réalisation des fondations, et cela à un moment où le prix du sac de ciment vacille entre 500 et 600 DA et le quintal de fer rond entre 4500 et 5000 DA.                   

B. Redha

Squat des trottoirs à Béchar

L’avenue «Emir AEK» à Debdaba, nettoyée

Il a fallu l’intervention de la PUPE pour enfin nettoyer nos trottoirs. En effet, une opération «coup de poing», la police de l’urbanisme a pour une fois réagi pour mettre fin au squat des trottoirs et libérer le passage réservé aux piétions. Cela est arrivé dans l’avenue principale «Emir AEK» dans le quartier de Debdaba.  La population qui a accueilli favorablement cette opération et qui a trop duré, se demande si l’initiative sera généralisée à travers tous les quartiers de la ville quant à l’application de la loi régissant, l’occupation des espaces illicitement, selon les normes internationales (le 1/3 du trottoir selon les surfaces), notamment dans le centre-ville où presque l’espace réservé aux piétons, est complètement squatté soit par des gérants de café soit par des commerçants. Pour le squat des chaussées et c’est encore plus important, le seul moyen de désengorger le centre-ville pour mettre la fluidité de la circulation, il faudra déloger en priorité les souks informels où l’on active illicitement (les baraques et le souk de Tindouf).                      

M. Z.